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INTRODUCTION À LA BIODIVERSITÉ
La biodiversité fournit de nombreux biens et services qui présentent des avantages directs pour léconomie et lenvironnement. Une étude publiée dans la revue scientifique BioScience a évalué les avantages fournis par des services assurés par la biodiversité, tels le traitement des déchets organiques, la formation des sols, la fixation de lazote biologique, la génétique sappliquant au bétail, la fonction de pesticide biologique, la pollinisation des plantes, la fourniture de médicaments et de ressources génétiques. Pimentel et dautres ont estimé la valeur des services assurés par la biodiversité à un montant dépassant 300 milliards de dollars par an, pour les États-Unis seulement.[2] Une autre étude publiée dans la revue scientifique Nature a évalué les avantages économiques mondiaux présentés par la biodiversité en termes de biens et services. Costaza et dautres (1997) ont estimé que les avantages économiques des écosystèmes mondiaux, ou systèmes naturels, sont au moins de 33 000 milliards de dollars par an.[3] Dans une étude lui faisant suite, Balmford et dautres (2002) ont identifié des cas où la valeur des biens et services dun écosystème relativement intact peut être comparée à la valeur résultant dune conversion des terres par les humains.[4] Tous les cas étudiés indiquaient que la perte économique en services décosystème était plus grande que les bénéfices procurés par une conversion des terres. Létude reconnaît que ce nest pas toute la conversion de terres par le passé qui a été détrimentale économiquement pour les humains, mais elle conclut qu'aujourd'hui la conversion de lhabitat encore relativement intact à des fins dagriculture, daquaculture ou dexploitation forestière na souvent pas de sens dun point de vue économique. Les auteurs estimaient que la destruction dhabitats coûte à léconomie mondiale léquivalent de 250 milliards de dollars par an. Léquipe de chercheurs a également estimé que la mise en place dun réseau de réserves naturelles mondiales assurerait la fourniture de biens et services valant au moins 400 000 milliards de dollars par an de plus que les biens et services provenant de la conversion de leur contrepartie. Ces chiffres veulent dire que léquation coûts-avantages est plus de 100 fois en faveur de la conservation. Les décisions sur les politiques à suivre ainsi que les récents investissements par la ville de New York montrent bien les avantages pour léconomie et la santé procurés par les écosystèmes. Les systèmes naturels du bassin des Castskill du New York et du Delaware fournissent la plus grande partie de leau potable de la ville de New York. Cette eau, environ 6 milliards de litres par jour, dépend surtout de la filtration assurée par le relief de la région à laquelle sajoute une javellisation pour tuer les microorganismes. Du fait de la capacité offerte par ce bassin naturel permettant de minimiser la contamination bactérielle, le chargement en phosphore et la turbidité des eaux, les fournisseurs deau de la ville de New York ont obtenu une dispense vis-à-vis des lois américaines fédérales sur leau potable (SDWA) et le traitement des eaux de surface (SWTR) qui imposent une filtration des eaux de surface potables à lusage du public.[5] Dans
les années 1990, le développement, les écoulements
agricoles et les eaux usées provenant des usines de traitement
menaçaient les possibilités de filtration naturelle des
écosystèmes, des marais et des des plans deau de
lÉtat de New York, de sorte que la ville a été
obligée de construire une usine de filtration de leau.
Cependant, afin déviter la facture de 6 milliards de dollars
représentée par la construction dune nouvelle installation
ainsi que des coûts dopération supplémentaires
de 300 millions de dollars par an, la ville de New York a choisi de
protéger ses écosystèmes vitaux pour la filtration
de leau en investissant dans les services naturels offerts par
les bassins. Le coût de lacquisition de terrains a coûté,
par comparaison, de 250 à 300 millions de dollars.[6] La ville
a également mis en uvre des mesures extensives de gestion
du bassin, y compris celles de la surveillance de la qualité
de leau, de la surveillance bactérielle et daméliorations
apportées aux usines de traitement des eaux usées.[7]
En tout, le coût du programme sera de 1,5 milliard de dollars,
soit beaucoup moins que les coûts dune usine de filtration.[8]
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Contact:
Andrew Van Iterson, Gestionnaire du program
Courriel: Green Budget Coalition
Téléphone: 613-562-3447 ext. 243